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Le site de Montpertuis :
entre poubelle et eldorado



Depuis 1936, le site de Montpertuis abritait des usines d'encartouchage, de munitions et d'explosifs sous la houlette de Manurhin (devenu GIAT industries), dont le capital est détenu par l'Etat.

Que faire de cette friche industrielles, après la fermeture des usines en 2006?
On a dit du site qu’une fois dépollué, il pourrait être:

« le chantier du siècle pour l’agglomération de Vichy »,
« une folle aventure »,
« un endroit stratégique »,
« un endroit où se joue l'avenir économique de l'agglomération de Vichy » (voir ici )

Il faut dire que ce site est au coeur de l'agglomération, à proximité de commerces, d'habitations, et d'installations sportives (voir cette page).

Mais à l'issue d'une longue bataille juridique, l'industriel a été autorisé à ne dépolluer
qu'a minima (pour un "usage industriel non sensible"), s'occupant de parer avant tout aux risques d'explosion. Un point sur l'état de la dépollution pyrotechnique est disponible dans un document officiel du GIAT de janvier 2017, document PowerPoint consultable ici.

Il restait la pollution chimique, attestée, par exemple, par ce document officiel. Dès lors, la voie était ouverte pour des raisonnements de ce type :
« Puisque ce site est déjà pollué, de toute façon, autant y mettre encore des activités polluantes ».

C’est cette même logique qu’on a entendue à Laprugne dans la Montagne Bourbonnaise : puisque c’est déjà une mine d’uranium, autant en faire une décharge de produits radioactifs… (plus de détails ici). Pour les habitants, c’est la double peine.

Mais est-ce qu'on n'en a pas trop fait pour donner un air de "fatalité" au projet Montpertuis?

Quand on y regarde de plus près, on s'aperçoit que de nombreuses zones plus "propres" peuvent être découpées, au sein de ce site de 130 hectares. Une activité industrielle non polluante n'est donc absolument pas à exclure. Ce document prospectif, rédigé après la décision de ne dépolluer qu'a minima, parle même de logements et de cultures maraîchères!

Les pouvoirs publics semblent vouloir nous faire croire qu'il n'y a pas d'alternatives, et se focalisent exclusivement sur leur projet diabolique de raffinerie d'éthanol. Tant que ce projet ne sera pas enterré, il faudra donc s'opposer au changement de classement de cette zone, et la garder en zone "Nature." Et si elle doit devenir une zone industrielle, il faut insérer, dans le Plan Local d'Urbanisme, des restrictions pour prévenir les installations les plus polluantes (voir détails en page News).


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